Plan du site
DC Audiovisuel Accueil
 
   Location     
   Post-production     
   Services     
   Support     
Contact
Accès
Conditions
Confidentialité
Informations et nouvelles
Recherche rapide
Recherche avancée
  
email : 
passe : 
  mot de passe oublié ?
  Accueil » Nouvelles » Quand la fiction ins ...
Englishenglish
Mon compte | Créer une liste
Quand la fiction inspire le réel mercredi 01 avril 2009
Nous avons participé fin 2008 au dernier film de Thomas Gilou « Victor », petit fils de Blaise Cendrars. En relisant « La Banlieue de Paris » texte de Cendrars sur des photos de Doisneau, j'ai retrouvé le texte ci-joint :
« Travaillant après guerre (1919) dans des studios à Vincennes, une usine des plus modernes dans l'industrie la plus neuve, voici ce que j'ai eu l'occasion d'y apprendre : Tous les jeudis, le vieux Charles, c'est ainsi qu'on appelait le grand patron, visionnait les films français et étrangers que ses services avaient déjà sélectionnés pour les programmer dans le circuit de ses salles et qui n'attendaient plus que le visa du patron pour être tirés à tant et tant de copies.

Pour ce faire, le vieux Charles s'enfermait toute la journée dans la salle de projection en compagnie d'un jeune garçon dont le comportement lui servait de test pour confirmer ou infirmer le choix établi par les services de la maison, et pour fixer le nombre de copies à tirer et à mettre en circulation en France.

Ce garçon d'une quinzaine d'années, venait de l'hospice des enfants arriérés. Le jeudi était son jour de congé. C'était un idiot, l'idiot du vieux Charles. Si l'idiot riait, le vieux Charles fixait un chiffre maximum. Si l'idiot ne s'amusait pas, le vieux Charles biffait le film des programmes. Je certifie la chose et raconte cette anecdote pour montrer sur quelle base psychologique le grand patron risquait des centaines de millions dans son industrie et à quel niveau il jaugeait la mentalité de son public qui lui rapportait des milliards.

Étonnez-vous, après cet exemple, qui n'est pas symbolique, mais une histoire vraie, de la déconfiture non du cinéma, mais des Français. Comme bourrage de crâne on ne fait pas mieux que le cinéma. Cela se passait en 1919. Et depuis ...voyez les actualités. C'est du joli. Le monde entier est malade.
» (Blaise Cendrars in La Banlieue de Paris, Editions Denoël, 1983, ISBN 2207229017)

Quand le réel inspire la fiction.
Ecrire un commentaire Continuer
DC Audiovisuel©2004-2012
haut de page 3-5 rue Edmond Roger • 75015 PARIS • 01 44 37 93 00 +   |   GUI de blumbyte
Plan du site